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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/314

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LECOINTE.

Et vous êtes toujours content de votre location ? Pas de rats, pas trop de taupes, dans le jardin ?…


ROSINE.

Non.


POLICHE.

Nous sommes ravis !…


MADAME LECOINTE.

Dire que je suis venue ici du temps que c’était une ferme. Cette cheminée était telle quelle, sauf les petits carreaux… c’était la cuisine, ça, autrefois…


POLICHE.

Et dites donc, monsieur Lecointe, le dernier nénuphar, le seul, celui qui donnait son nom à la propriété… il est en train de tourner de l’œil, dans la mare !


LECOINTE.

Le fait est que je n’ai jamais compris pourquoi ce toqué de célibataire avait dénommé sa maison « les Nénuphars » Il y en a plutôt pénurie, de nénuphars !


POLICHE.

C’est peut-être un symbole ! J’ai failli ne pas louer à cause de ce nom. Je suis très superstitieux !


MADAME LECOINTE.

Oh ! oh ! monsieur Meireuil ! Comment un homme comme vous se permet-il des plaisanteries pareilles ?… Je ne vous voyais pas sous cet aspect…