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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/302

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POLICHE.

Mais jusqu’à quand faut-il…


ROSINE, (lui mettant sa petite main sur la bouche)

Chut ! tais-toi donc !


POLICHE.

Bon, bon, bon, je ne dis plus rien, continue. Si ça te fait plaisir.

(Il croise les bras et tape du pied.)

ROSINE.

Ce sont des choses qu’on met des mois à soupçonner, mais qu’on devine ensuite en une minute ! Non ! tout de même, quand on pense que tu m’as joué toute cette comédie… Quel enfant !… Eh bien, moi qui croyais qu’au fond tu ne cordais pas avec ta petite femme. Il me dissimulait ça, à moi, voyez un peu !


POLICHE.

Non, après celle-là, par exemple !…


ROSINE, (riant.)

Poliche, un sentimental, un mélancolique… Ça paraît drôle sur le moment, j’avoue.


POLICHE.

Ce n’est pas vrai, je te dis… tu patauges… tu barbotes en plein, tu barbotes.


ROSINE.

Veux-tu te taire ! Non ! je ne barbote pas… Il n’y a qu’à te regarder comme ça, tiens, dans les