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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/284

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tout à fait gentille au fond, et dont je te suis très reconnaissante. Je te réponds, exactement avec la même franchise que toi : Non, il n’y a absolument rien entre Monsieur de Saint-Vast et moi ! Dans le cas contraire, je te le dirais… Fais donc avec lui ce que tu désires que te fasse ton prochain, et ne me mêle pas à cette histoire… J’espère qu’après ça te voilà lestée ?


MADAME LAUB.

À fond… Je ne sais pas si je profiterai de la permission, mais je vais y réfléchir…


ROSINE.

Qui diable a pu faire courir un bruit aussi inepte !


MADAME LAUB.

Oh ! ne me demande pas de noms ! À quoi bon ?… J’avais bien compris que la personne qui lançait ce canard était mal renseignée. Tout de suite, je l’avais expérimenté sur Victor (Rosine ne bronche pas.), Victor, c’est Saint-Vast… oui… mais, n’est-ce pas, un galant homme est toujours tenu de nier… Je ne pouvais savoir la vérité que par toi !


ROSINE.

Évidemment ! Je te comprends très bien, mais laisse-moi tout de même te dire que tu as été vraiment naïve dans l’occasion… Toi qui as tant de flair d’habitude ! je m’étonne de la… puérilité de ta visite.


MADAME LAUB.

C’est qu’en vérité j’ai la tête un peu tournée. Je suis, depuis quelques jours, entourée, pressée de