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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/273

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vice à tous devient déplorable, d’ailleurs… Tenez, enlevez !…


AUGUSTINE, (lui enlevant son manteau.)

Madame, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour mon compte. J’ai téléphoné au Cercle militaire… mais j’ai interrompu à cause de monsieur…


ROSINE.

Qu’est-ce qu’il avait à voir là-dedans, monsieur ?… Je m’en moque pas mal.


AUGUSTINE.

Je ne savais pas.


ROSINE.

Et d’abord, pourquoi dites-vous toujours « monsieur » en parlant de Monsieur Meireuil ? C’est déplacé.


AUGUSTINE.

Bien, madame. L’auto est allée à Bodega. On n’a trouvé naturellement personne.


ROSINE.

Pas de télégramme oublié, par hasard, sur un plateau, comme d’habitude ?


AUGUSTINE.

Hélas ! non. Alors, madame ne sait pas où il peut bien être ?…


ROSINE.

Si, je m’en doute. Mais je n’irai pas le chercher là !…


AUGUSTINE.

Je l’ai toujours dit à madame que sa meilleure amie était une petite gale.