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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/259

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Scène III


POLICHE, seul.

Il va à la couverture roulée sur une chaise longue, et découvre un petit roquet grelottant.

POLICHE.

Bonjour, Lidoire… Où il est la mimitte à son pépère en sucre ?… T’en fiches pas mal, toi, de tout ça ?… Tu es un sage !… Mais tu es tout de même un peu plaqué, hein ? Ça me fait plaisir. Tu t’embêtes tout seul ? Tu n’as pas de susucre… On ne te prend plus dans le fond du coupé… Je t’aime, Lidoire… Tu me répugnes bien un peu, parce que tu es terriblement chien de cocotte : sous tes couvertures qui sentent l’houbigant et le trèfle incarnat ; mais enfin, il y a entre nous des sympathies de situation sociale… On se comprend, hein ? Reste, vieux frère… (Il se promène les mains dans les poches, l’œil aux aguets.) Patapoum ! Patapoum ! Pattapoum ! (On entend sonner à la porte d’entrée. Il entr’ouvre la porte, écoute un bruit de voix dans l’antichambre, puis interpelle la femme de chambre.) Qui est-ce ?


LA FEMME DE CHAMBRE, (du dehors.)

C’était une visite pour madame.


POLICHE.

Qui ?…


LA FEMME DE CHAMBRE, (passant son bras.)

Voilà la carte !