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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/247

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ROSINE.

Pourquoi ? C’est un très joli nom… depuis tout à l’heure. Pas si joli que celui qui le porte.


SAINT-VAST.

Ne dites donc pas de bêtises. Je suis bien ordinaire et vous êtes divine…


ROSINE.

Écoutez… parlons peu, mais parlons bien… Ils vont revenir… Voulez-vous être ce soir, à dix heures, chez moi ?


SAINT-VAST.

C’est entendu…

(Un temps.)

ROSINE.

Non ! mais, qu’est-ce qui m’arrive là !… Faites voir vos mains. Oui… c’est bien ainsi que je les avais vues. Pourquoi vous coiffez-vous comme ça ?… Vous ne seriez pas mieux avec une raie de côté ?…


SAINT-VAST.

Déjà vous me rectifiez, vous voyez.


ROSINE, (vivement.)

Mais non, c’est très bien ainsi ? Croyez-vous que vous m’aimerez, dites ?… Je vous plais ?…


SAINT-VAST.

Attendez, vous verrez…


ROSINE.

Dieu ! que je suis troublée !… Et dites… vos maîtresses ? Car, en somme, je ne vous connais pas du tout… Avez-vous une liaison en ce moment ?