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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/236

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nous les mêlerons dans un chapeau et, comme vous ne connaissez pas encore notre écriture, vous en devinerez les auteurs… Ça fera passer le temps…


THÉRÉSETTE.

Les petits papiers, alors ?


LAUB.

De plus en plus bête !


SAINT-VAST.

Je veux bien !…

(Il déchire des feuilles blanches.)

ROSINE.

Tiens, à toi le crayon d’abord, Thérésette.


THÉRÉSETTE.

Mais alors tournez la tête, les hommes, ne regardez pas.


LAUB.

Voilà ! Voilà ! On s’écarte… Cigarette !… (Il entraîne Boudier résigné.) Je lui dirais bien quelque chose de désagréable à ce poseur, mais il doit être de première force aux armes.


BOUDIER.

Canez, c’est plus prudent !


THÉRÉSETTE, (passant le crayon à Madame Laub.)

J’ai fini.


ROSINE, (à Thérésette, très bas.)

Chérie… es-tu capable de garder pour toi ce que je vais te demander ?