Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/219

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



SAINT-VAST.

C’est pour ne pas faire de gaffes… dans l’avenir, si je dois revoir Madame de Rinck.


MADAME LAUB, (à Thérésette.)

Madame Durieu, voyons… est-ce son amant ? Réfléchissons à ce qu’il faut répondre à ce monsieur. Peut-on dire un amant ?


THÉRÉSETTE.

Elle n’aime pas beaucoup qu’on le dise, en tout cas… Elle préfère qu’on n’en parle pas… C’est un amant, ce n’est pas un amoureux, voilà la distinction.


MADAME LAUB.

Ah ! ma chère ! De toute façon, il n’y a plus d’amoureux, il n’y a que des amants.


SAINT-VAST.

Croyez-vous que, pour amoureux, elle eût choisi spécialement Monsieur Meireuil ? On ne peut pas dire qu’il soit très… très…


MADAME LAUB.

Comme c’est bête, ce que vous dites là, pour un homme intelligent !… Les raisons pour lesquelles une femme aime un homme sont toujours des raisons secrètes. Oui, Meireuil n’est pas très séduisant, mais il a peut-être des qualités que nous ignorons… Eh ! eh !

(On rit.)

THÉRÉSETTE.

Si Rosine nous entendait, comme elle serait contente !…