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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/20

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GRÂCE.

Oh ! si c’est pour moi, ne crains rien. Après tout, ce qui peut arriver de pire ne sera jamais bien terrible. Et puis je la connais, je t’assure, elle a très bon cœur. Tu verras… Elle est tout de suite très sympathique… Il faudrait qu’elle eût bien changé.


CLAUDE.

Je n’en doute pas. Seulement c’est moi qui ne lui serai peut-être pas sympathique du tout ; voilà ce qu’il y a à craindre. Alors, un affront…


GRÂCE.

Mon pauvre Claude ! Tu n’as donc pas beaucoup de courage ?


CLAUDE.

Oh ! si, va ! C’est pour toi, Grâce…


GRÂCE.

Et puis, qu’est-ce que tu veux ?… Il faut bien… Si ça ne réussit pas, nous irons demain voir Mme Vieulle.


CLAUDE.

Comme tu voudras ! Tu sais bien que je te suivrais les yeux fermés… Ils sont bien logés, ici… Ce sont des gens très, très riches, alors, hein ?


GRÂCE.

Je ne sais pas. Je ne l’ai pas revue depuis qu’elle est mariée… Sœur Marie-Paul m’avait écrit à Aix qu’elle avait fait un mariage important… La glucose, ça rapporte, de nos jours !…