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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/19

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leine l’aime beaucoup… alors ça la privera, de ne pas en avoir… et puis, maman…

(Les voix se perdent. Le domestique a fermé les portes de communication avec la salle à manger, allumé le lustre, puis est sorti. Il rentre un instant après, faisant passer devant lui deux personnes.)

CHARLES.

Voulez-vous vous donner la peine d’entrer. Madame va venir tout de suite.

(Il ressort.)


Scène II


GRÀCE DE PLESSANS, CLAUDE MORILLOT

(Les deux personnes restent un instant droites et gênées. L’une est une jeune femme de vingt-sept ans d’apparence, coiffure de jeune fille, costume tailleur, toque de fourrure, simple. L’autre, l’homme, paraît le même âge ; l’air doux, timide ; la redingote va mal ; il tient sans adresse un chapeau haut de forme un peu démodé. Ils ne s’asseyent pas.)

CLAUDE MORILLOT, (à mi-voix.)

Tu vois, nous les dérangeons. Ils ont un dîner. Si nous nous en allions…


GRÂCE.

Comme tu es timide ! Qu’est-ce que ça fait ?


CLAUDE, (hochant la tête.)

Ça fait… ça fait… C’est pour toi ce que j’en dis…