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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/161

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ACTE QUATRIÈME

La chambre d’hôtel du deuxième acte. Grâce est assise, prostrée, dans un fauteuil près de la cheminée. Elle est encore dans la robe qu’elle portait au troisième acte, avec le manteau du départ cachant à peine des souliers de bal roses. Au lever du rideau, la pendule sonne onze heures du matin.



Scène PREMIÈRE


GRÂCE, puis MADEMOISELLE AIMÉE


GRÂCE, (comme sortant de son rêve, en regardant la pendule.)

Tiens, elle marche !… Onze heures… (Elle se lève, machinale.) Allons, Cendrillon !

(Elle entre d’un pas lent et frileux dans la chambre à côté, dont elle laisse la porte ouverte.)

MADEMOISELLE AIMÉE, (passant la tête par la porte du palier.)

Quelqu’un ?


GRÂCE, (de la chambre du fond.)

Qu’est-ce que c’est ?


MADEMOISELLE AIMÉE.

Ah ! c’est vous, madame Morillot ?… Vous êtes de retour ?… Je voyais en passant la porte en-