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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 4, 1922.djvu/117

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nant.) Pardon, ce n’est pas ce que je voulais dire… J’exprimais seulement qu’à part le bonheur passager d’être reçu chez vous, l’été, de…


SUZANNE, (riant.)

Ne bafouillez pas… J’ai très bien saisi. Nelly, mon enfant, il est temps d’aller te coucher… dix heures… si tu veux assister à la fête de demain… Il ne faut pas que tu veilles deux soirs de suite… Allons, va…


NELLY.

Oui, maman.


LES DAMES, (du haut de l’échelle, à la petite.)

Bonsoir, l’amour…

(On lui envoie des baisers.)

LE GÉNÉRAL.

Quel trio de jolies femmes ! Regardez-moi ça, mon cher, sur l’échelle… Est-ce assez gracieux ?… Cette petite Mademoiselle d’Andely est à croquer.


SAUSSY.

C’est la jeune fille dans le train… Mais elle ne se laisse pas croquer facilement.


LE GÉNÉRAL, (à Suzanne.)

Et cette dame qui a été ma voisine de table, en a-t-elle du type ! (Il désigne Grâce.) Et puis, elle paraît très intelligente… Elle m’a dit à table de petites choses très justes, très fines, sur des sujets sérieux… N’est-elle que de passage chez vous ?