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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/58

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LE PROFESSEUR.

Vous dites ?


LE CAPITAINE.

Si vous n’avez pas le respect de l’armée…


LE PROFESSEUR, sarcastique.

Pardon… l’armée n'a rien à voir dans la question qui nous occupe.


LE CAPITAINE, avec énergie.

Pardon : il s’agit d’une fille de maison publique. Or, mes hommes sont exposés plus que les autres dans cette question !… Il y a là un cas grave… Un assassinat dans ces sortes d'institutions doit être réprimé avec énergie… Car il ne s’agit là que d'un marchand… mais si la vie d un officier supérieur…


LE MARCHAND, s’agitant.

Comment, que d’un marchand !… que d'un marchand… Mais je suis marchand, moi, monsieur !

(Il se lève et va sur le capitaine.)

LE CAPITAINE.

Je ne veux pas dire…

(Léger tumulte. On force le marchand à se rasseoir.)


LE PRÉSIDENT, frappant la table d’un couteau à papier.

Messieurs, de grâce, arrivons à la question… Nous sommes tous un peu pressés… nous avons tous pris pour accomplir notre devoir de citoyen