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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/396

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RYSBERGUE.

J’y passerai (Il aspire une bouffée.) Voilà… Alors je vais aller tout seul au Comptoir international.


RICHARD, (vivement, empressé.)

Mais, père, je t’accompagne.


RYSBERGUE.

Non, non, ce n’est pas la peine. Reste ici, tu as à faire. Je t’avais donné rendez-vous parce que je passais sous tes fenêtres ; autrement !… Qu’est-ce que tu fais ce soir ?… Ahl c’est juste, tu ne sortiras peut-être pas.


RICHARD.

Mais si… Veux-tu que nous allions quelque part ?


RYSBERGUE.

Non… mais nous aurions pu faire une partie au cercle… ou un billard… Je n’ai plus la main depuis quelque temps.


RICHARD.

Entendu… avec plaisir.


RYSBERGUE.

C’est ça… si tu n’as rien de mieux à faire, passe me prendre. Bonsoir.


RICHARD, (encore une fois timidement.)

Tu ne veux même pas la voir ?


RYSBERGUE.

Non, non, ne parlons plus jamais de ces