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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/38

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NEKLUDOFF.

Allons, allons, va te coucher, je n’ai plus besoin de toi.


TIKON.

Bon sommeil.

(Il salue et sort.)


Scène X


NEKLUDOFF seul.


NEKLUDOFF, réfléchit, écoute, puis hésite à se coucher, il respire encore une fois le savon.

Quelqu’un marche dans l’escalier… Non, c’est un pas d’homme… Il s’en va… Ce n’est rien. On ferme en bas. Quelqu’un tire le verrou… (Il se penche à la fenêtre.) Non… personne. Ah ! si. (Il appelle tout bas dans la nuit.) Katucha ! (Silence.) Katucha !… Ah ! c’est toi… (Il parle par la fenêtre.) Viens, je te prie, j’ai quelque chose à te demander… (Il va ensuite à son lit et tapote son oreiller, Katucha entre au bout de quelques instants.) Katucha, veux-tu m’aider, s’il te plaît ? Je ne peux pas refermer la taie de l'oreiller. Là, tiens, regarde…