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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/373

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LA NOURRICE.

Mais c’est monsieur lui-même qui m’a dit d’attendre madame, pour aller à quatre heures chez…


RICHARD, (l’interrompant sèchement.)

C’est bon… Je ne me rappelais plus.

(La nourrice sort.)



Scène V


RICHARD, IRÈNE


RICHARD.

C’est curieux, je croyais.


IRÈNE, (les larmes aux yeux, en souriant.)

Oh ! ça ne fait rien… ça ne fait rien… Vous avez aussi une très jolie vue, là, dans la galerie.

(Elle détourne la tête.)

RICHARD.

On voit le parc Monceau. (Elle pleure sous sa voilette. Allant à elle, ému.) Maman…


IRÈNE, (l’arrêtant nettement du geste.)

Laisse. J’ai du chagrin… beaucoup de chagrin… Laisse, je t’en prie… ça va passer… L’émotion du premier moment.

(Il se rassied. Silence.)

RICHARD.

Quand es-tu arrivée à Paris ?


IRÈNE.

Hier soir.