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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/363

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dare-dare. Et tu reviendras m’apporter la réponse ici… Je ne sors pas avant trois heures… J’attends mon père.


MADELEINE.

Ton père doit venir ?


RICHARD.

D’un moment à l’autre.


SOUBRIAN.

Vous allez au bureau ensemble ?


RICHARD.

Non… nous devons aller au Comptoir International pour une affaire… sans grande importance, d’ailleurs… une simple signature.


SOUBRIAN.

Je le trouve un peu changé, ton père, depuis quelque temps.


RICHARD.

Il vieillit, n’est-ce pas ?


SOUBRIAN.

Je ne veux pas dire ça. Il est moins à crin, voilà tout. Ah ! il a mis de l’eau dans son vin… Ce n’est pas comme mon paternel à moi…


RICHARD.

Les événements intimes de ces dernières années n’ont pas été sans influer sur lui. C’était un homme qui avait mis tout son plaisir dans le train de la maison, les réceptions, le décorum… Maintenant, cette vie de garçon n’a plus grand charme pour