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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/361

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ACTE QUATRIÈME

Un salon cossu et bourgeois. Madeleine, Richard et Louis Soubrian prennent le café, après déjeuner. Une nourrice est là, avec un poupon dans les bras, un poupon accablé de dentelles et de voiles.



Scène PREMIÈRE


MADELEINE, RICHARD, LOUIS SOUBRIAN, la Nourrice

LOUIS, (soulevant le voile de l’enfant.)

Dieu, que c’est laid un enfant de deux mois !… Il paraît que quand je suis venu au monde, moi, j’étais charmant… J’ai perdu depuis… Est-ce qu’il dit papa et maman ?


MADELEINE.

Vous êtes bête ! À deux mois ?


SOUBRIAN.

Je ne suis pas au courant, je n’ai pas l’habitude… Vous êtes sûre que c’est un petit garçon ?… C’est curieux, il a tout à fait l’air d’une fille ?… À votre place, je me méfierais. À moins que ce ne soit un nain… Et maintenant, enlevez-le, hein ?… je veux prendre mon café en paix…