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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/36

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KATUCHA, après avoir décacheté le savon, embarrassée.

Où faut-il poser le savon ?


NEKLUDOFF.

Donnez… (Il le prend et le respire.) Il sent bon la rose, en effet. (Silence.) Je suis très heureux de vous avoir revue… Et vous, vous ne dites rien, Catherine ?


KATUCHA, près de la porte, avec un petit salut, en souriant.

Heureuse arrivée à vous, Dimitri Ivanowitch.

(Elle sort, preste.)

TIKON, riant.

Elle a rougi, la petite, elle a rougi.


NEKLUDOFF.

Oui, oui, tout cela est propre, frais, intact et charmant… Comme tout est pareil !… Son tablier blanc !… (Il pose le savon sur la table.) Ce n’est rien, un parfum, et rien que de l’avoir respiré tout est redevenu en moi doux et clair comme autrefois. (À Tikon.) Ah Tikon !… Qu’est-ce que je disais donc quand elle est entrée ? Je crois que je disais des choses intéressantes.


TIKON, riant.

Vous parliez de la femme d’un attaché d’ambassade français.