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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/357

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IRÈNE.

Oui… demain ! C’est un beau jour…


MADAME LEDOUX.

Vous verrez… j’ai mille bonnes raisons à vous donner.


IRÈNE.

Donnez-les vite, alors… car le matin ne doit pas être bien loin où vous recevrez ma carte avec les trois petites lettres fatales P. P. C.


MADAME LEDOUX, (lui serrant la main avec effusion.)

Ne dites donc pas de sottises ! Sentez-vous, au moins, comme je vous aime, combien vous m’intéressez ?…


IRÈNE.

Ce sera plus tard, un bien très précieux pour moi de me le rappeler… Lorsque j’aurai besoin d’attendrissement, je penserai à vous.


MADAME LEDOUX.

Tout cela est désolant !


IRÈNE.

Non pas. Ce sont les heures les plus cruelles, mais les plus belles de la vie. Un souvenir réussi, c’est souvent, pour les femmes, avoir su faire un chef-d’œuvre… À demain encore, madame Ledoux.