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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/341

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MADAME LEDOUX.

Si vous voulez. Vous êtes bien aimable.


GEORGET, (avec un souverain mépris tout militaire.)

Allez, oust, là, le gourbi ! Inaaldinoummek !… Croyez-vous que je parle bien arbi !… (Se retournant, à Irène.) Je vais passer chez les Deacon leur demander à quelle heure elles comptent venir.


IRÈNE.

Mais certainement, mon loup…



Scène VI


IRÈNE, et MADAME LEDOUX, seules



IRÈNE.

Eh bien, ça marche avec la petite Deacon, ça marche même à pas de géants. Qu’est-ce que je vous disais ?…


MADAME LEDOUX.

Saprelotte, ne vous mettez donc pas martel en tête pour quelques peccadilles…


IRÈNE.

Ils en sont déjà loin. Tenez, vous n’avez pas remarqué que je jouais très incidemment avec ce livre, mais sans le lâcher, pendant que nous causions… Il était très ennuyé ; il aurait bien voulu me le prendre… C’est un livre qu’elle vient de lui envoyer, à lui… Je suis sûre que, si nous l’ouvrons, nous trouverons quelque raison à cet envoi… (Elle