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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/34

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NEKLUDOFF.

Pauvre Polkan ! Tiens, prends mon sabre. Pauvre Polkan !


TIKON.

Oh ! à part cela, il n’y a rien de changé… Il y a le chien de garde aussi pourtant qui vieillit bien… Il nous donne des inquiétudes. Est-ce qu’il faut laisser le reste dans la malle ?


NEKLUDOFF.

Oui. Sors-moi seulement le linge et le nécessaire.


TIKON sort une hotte.

Ça ?


NEKLUDOFF.

Ah ! ça… tu ne sais pas ce que c’est, Tikon ?


TIKON.

C'est un portefeuille.


NEKLUDOFF.

Il n’y a là-dedans rien que des lettres de femmes.


TIKON.

Oh ! vrai… c’est d’un lourd !


NEKLUDOFF.

Tu ne peux pas comprendre ça, mon vieux Tikon… Si tu savais !