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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/328

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IRÈNE.

Et puis, il faut bien se blaguer un peu, hein ? On ne peut pas toujours être sérieux.


GEORGET, (avec timidité.)

Enfin… je vais passer un veston, tout de même… (Mouvement de rire d’Irène.) Mais simplement parce que je suis couvert de poussière. La route est un tourbillon, avec le vent du soir. Réserve-moi un peu de dessert. (S’approchant de la table.) C’est bon ça ?


IRÈNE.

Tu m’en diras des nouvelles. Va…


GEORGET, (sort en appelant le domestique.)

Charles !



Scène III


IRÈNE, LOUISA


IRÈNE, (à Louisa qui est rentrée.)

Monsieur n’a pas remarqué les fleurs… tant mieux. (Louisa a un grand carton sous le bras ; elle le déballe.) Qu’est-ce que c’est ? (Elle s’approche.) Ah ! les écharpes égyptiennes… Enfin ! La bonne femme vient de les apporter ?


LOUISA.

Elle a dit que madame choisisse celle qu’elle voudra. Elle en a mis trois.

(Irène en essaie une, Elle a défait son peignoir léger.)