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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/283

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Qu’il te suffise de savoir, quelle que soit sa faute, qu’elle est grave, très grave. Il nous a trahis de la plus odieuse façon.


PAULOT.

Mais dis quoi ?… Un abus de confiance ? un… vol, peut-être ?… des documents de la maison ?… Quoi ?… des tripotages d’argent ?… dis ?…


RICHARD.

N’importe !… la question n’est pas là.


PAULOT.

Mais nous y sommes mêlés ?


RICHARD.

De très près.


PAULOT.

Papa sait ?


RICHARD.

Non. Et il importe qu’il ne sache pas. Ta parole que tout ce que nous disons restera secret pour lui, pour maman et pour qui que ce soit d’ailleurs.


PAULOT.

C’est juré.


RICHARD.

Merci, vieux. Je sais qu’on peut déjà se confier à toi comme à un homme. Du feu ? (Paulot tend une autre allumette à Richard.) Merci.

(Richard est assis auprès de la table. Il balance lentement sa jambe croisée et envoie de longues bouffées au plafond.)