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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/281

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ACTE DEUXIÈME

Une sorte de hall-salon dans une villa-locative donnant sur un grand parc. Une villa moitié château, moitié maison de plaisance d’assez grand air. Les portes-fenêtres au fond donnent directement sur le jardin, sans perron. C’est une chaude journée d’orage. Les portes sont ouvertes à tous les courants d’air.



Scène PREMIÈRE


PAULOT, RICHARD

Paulot est assis à une table, sur la gauche, à côté d’une pile de bouquins d’écolier.

RICHARD, (entrant.)

Je te dérange, tu travailles ?…


PAULOT.

Je finis un exemple de colle pour le bachot d’octobre. Ce n’est pas pressé.


RICHARD.

J’ai à te parler, Paulot… Non, non, reste assis.


PAULOT.

Important ?


RICHARD.

Grave… Passe-moi une allumette. (Il allume une cigarette.) À quelle heure Georget doit-il venir de Deauville ?