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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/238

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LOUIS.

Oh ! quelle mauvaise raison ? Ainsi, moi, depuis l’âge de dix-sept ans, je suis mélancolique, sombre, taciturne…


IRÈNE, riant.

Ne désespérez pas, jeune homme, la jeunesse vient avec l’âge !… (Gaminement à la marquise de Saint-Puy qui s’approche.) N’est-ce pas, marquise ?


LA MARQUISE.

Je n’ai pas entendu… Je suis un peu distraite, vous le savez.


LIGNIÈRES.

Je crois bien ! elle est sourde comme un pot.


IRÈNE.

Je demandais à quelle œuvre nouvelle vous vous intéressez en ce moment ? Car madame de Saint-Puy est celle qui a ouvert les portes de son hôtel seigneurial, à 50 centimes, au bénéfice des blessés des Balkans. Elle est la charité intrépide. (Élevant la voix.) Dites-nous à quelle œuvre vous apportez vos soins.


LA MARQUISE.

J’ouvre une souscription mondaine pour le buste de Camoëns.


LOUIS.

Ah ! excellente idée !


LIGNIÈRES.

Le besoin s’en faisait sentir depuis quelques années.