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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/234

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COLETTE.

Si, mon petit chou… du frais, du très frais. (Pendant qu’Irène prépare une boisson.) Quel numéro encore que ta marquise de Saint-Puy !


IRÈNE.

Elle est du meilleur faubourg. Fais-la causer, c’est adorable. Vous ne connaissiez pas mon amie Colette, monsieur Soubrian ?… On a été au Sacré-Cœur ensemble, dans la classe de Sœur Marie-Jacques… Dites-lui des choses énormes ; elle adore ça.


COLETTE.

Oh ! Irène !


IRÈNE.

Et M. Soubrian, ma chère, sait des histoires d’un roide !… Racontez-lui celle de l’anglaise et des quarante voleurs…


LOUIS.

Celle-là, je ne la raconte qu’aux jeunes filles.


IRÈNE.

Colette est veuve… C’est presque pareil.


LOUIS.

Alors… venez là… et pâlissez.

(On voit dans le salon du fond la marquise de Saint-Puy causant avec Mme Chadeaux et Lignières.)