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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/226

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RYSBERGUE.

Dans huit jours… Je ne partirai de Bruxelles qu’avec le traité signé et la prime dans ma poche.


RICHARD.

Parbleu !… C’est tout pour ce soir ?… Tu sors avec ce pardessus d’été ? Tu auras froid, je t’avertis.


RYSBERGUE.

Fais-moi descendre l’autre, si ça peut te faire plaisir.

(Richard a parlé à son père, du ton docile et respectueux que l'on a avec un supérieur dont on ne discute pas les ordres.)


Scène V


RYSBERGUE, SOUBRIAN, seuls.


RYSBERGUE.

Un cigare en sortant, Soubrian ?

(Il lui tend la boîte.)

SOUBRIAN.

Volontiers.


RYSBERGUE.

Ceux-ci ?


SOUBRIAN, coupant son cigare et allumant.

Quelle existence que la vôtre !… Toujours par monts et par vaux !… On peut dire que vous ne volez pas votre argent, vous !… Vou» êtes un glo-