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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/220

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RICHARD.

Dis donc, maman, ne donne pas de mauvais conseils à ma femme, je te prie.


IRÈNE.

À la condition que vous allez rentrer immédiatement… Oh ! vous avez de la bière, veinards !


LOUIS, se précipitant.

Vous en désirez, madame ?


IRÈNE, riant

Je vous crois ! (Il lui en verse dans le verre qu’elle tend.) Allez, n’ayez pas peur. Un demi, mon garçon, un demi !


RICHARD, à Lignières.

Est-elle jeune, maman !


IRÈNE.

On nous prend pour frère et sœur quelquefois… moi et Richard ?… Oh ! dites donc, monsieur Soubrian, figurez-vous que l’autre jour à Armenonville, en descendant d’auto, bras dessus bras dessous, mais pas plus que cela (Elle prend le bras de Richard) pour m’appuyer un peu, parce que j’avais les jambes engourdies, le garçon a cru que nous étions en bonne fortune… Il nous a offert un cabinet particulier… ma parole !… Moi j’étais ravie… Richard fulminait !…


RICHARD.

Cette blague !