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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/218

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RICHARD.

Au salon.


LOUIS.

Du tout, là-haut, avec ton père à toi, en train de lui proposer une affaire… la commandite du Grand Radical… qui soutiendrait vos intérêts.


RICHARD.

Comment ? Quoi ?… Votre sale canard ?


LOUIS.

Il tire à 30.000, notre sale canard !


RICHARD.

D’abord, nous ne nageons pas dans ses eaux… Nous sommes orléanistes et je croyais que ton père avait des idées pas trop éloignées de celles qu’il défend, tous les jours, dans son journal.


LOUIS.

Oh ! papa, papa !… Quand il est à jeun, il est républicain ; quand il est pompette, il devient royaliste, et quand il est saoul, il est anarchiste.

(La porte du salon s’ouvre et Irène de Rysbergue entre avec vivacité, en refermant la porte.)


Scène III


Les Mêmes, IRÈNE


IRÈNE.

Arrivez donc !… Vous n’avez pas encore fini ? Ce qu’on se rase par là, mes petits, ouf !