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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/217

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LOUIS.

Est-ce la peine de déranger deux messieurs pour rapporter des choses aussi plates.


RICHARD.

Ahl non, tu sais… je ne plaisante pas sur ce chapitre-là… Le respect du nom avant tout. Il y a une chose sur laquelle je n’admets pas qu’on transige : l’honneur de la famille.


LOUIS.

Ce n’est pas moi qui te contredirai… avec quinze ans de salle d’armes que tu as dans les jambes. Mais tu t’emballes pour un rien ! Nini le disait l’autre jour à la gosse : « Il s’emballe ! Il s’emballe ! »


RICHARD.

Pas le moins du monde… seulement j’ai un autre principe, très net…


LOUIS.

Prends garde. Quand on a trop de principes, c’est comme si on n’en avait pas du tout.


RICHARD.

Celui-ci : que l’humanité ne vaut pas la corde pour la pendre… et qu’il fait traiter les gens à coups de pied dans le derrière. Une bonne gifle dans la vie est une réponse à tout.


LOUIS.

Pan, pan !... Il fait bon se sentir de vos amis. Justement, sais-tu où est mon père, pendant que nous causons ?