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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/205

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RICHARD.

Il a mieux, Paulot. Il a une correspondance avec une femme mariée.


LOUIS.

Ça, c’est tordant… À son âge !… seize ans… Il va bien.


RICHARD.

Pas, Paulot ?… C’est la femme de qui, déjà ?… du bouquiniste de la rue Margueritte.


LOUIS.

Mais il est déja très gentil ton frère… avec ses grands cols anglais… (Il lui prend la main.) Et il se fait les ongles, ma parole… du vernis !


RICHARD.

Voilà ; c’est l’amour.


LOUIS, regardant en riant Paulot.

Il rougit gentiment Paulot. Une femme mariée à seize ans !… Tiens, mais au fait, Lignières a commencé ainsi en rhéto…


LIGNIÈRES.

Et ça dure encore.


LOUIS.

Non ?… Toujours la…


LIGNIÈRES.

La papetière d’en face le lycée.