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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/172

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SIMONSON.

Mon affaire est de vous dire ce qui est et je vous répète que vous avez mal agi.


L'OFFICIER, frappant le sol avec son stik.

Imbécile et poseur ! je vous apprendrai à raisonner… Vous essayez toujours de fomenter la révolte ici… on vous prône, on vous pousse, hein ?… Ce beau parleur !… Vous faites votre petit tsar parmi ces brutes… Poseur.


MARIA, s’avançant à son tour.

Nous l’admirons tous ici, monsieur l’officier, simplement parce qu’il le mérite.


L'OFFICIER

Ah ! vous vous révoltez !… Essayez… Je vous montrerai, moi, comment on se révolte… je vous tuerai comme des chiens, et les chefs me remercieront d’avoir réglé votre compte… comme des chiens… Brutes !… (Il les toise.) Des imbéciles, vraiment.

(Il s’en va en maugréant et en haussant les épaules.)

PREMIER PRISONNIER

Tu as bien fait, Simonson.


NOWODOROFF.

Non, tu as eu tort… Il te le fera payer durement.


SIMONSON.

Peuh, qu’importe !