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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/149

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avec l'infirmier Oustinow… Elle réintégrera dès ce soir la section des femmes… Cette fréquentation des détenues est, du reste, déplorable pour le service, et pour le personnel masculin de l’infirmerie… ce sont des faveurs qu’il faut réprimer… Veillez d’abord, personnellement, avec plus de soin, je vous prie… et à six heures ce soir, pour la visite… Je vais donner des ordres relatifs à cette femme… À ce soir.

(Il sort.)

L’INFIRMIÈRE.

Vrai, tu n’es pas habile, ma fille… et tu me fais attraper, encore !… Tu avais la chance d’être protégée de cette façon… tu n’avais qu’à te tenir tranquille… Enfin, ça te regarde, n’est-ce pas, c’est ton affaire ; tant pis pour toi… Le thé pectoral est-il préparé, avec tout ça ?


MASLOWA.

Il est là.


FÉDOSIA, se rapprochant de Maslowa, bas.

Oh ! Catherine !


MASLOWA.

Ce n’est pas vrai, tu sais… C’est ce chien d’infirmier qui me poursuivait depuis plusieurs jours… Il m’a empoignée, je l’ai repoussé… je l'aurais tué… Dis que tu me crois, toi, au moins, Fetitschika, je veux.


FÉDOSIA.

Bien sûr, puisque tu le dis.