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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 3, 1922.djvu/146

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firmerie, profites-en !… Le soir, c’est facile… je t’enseignerai le moyen… Tiens, voilà le paquet… Veux-tu que je prépare la chose ?… (Il arrange la théière.) Ah ! pardine, qu’on ne doit pas s’embêter avec toi… hein ?… Écoute, je t’avais remarquée déjà depuis plusieurs jours… Si tu veux, ce soir, je pourrai te donner la clé du petit corridor à ma chambre… je t’attendrai.


LA MASLOWA.

Laissez-moi.

(Elle le repousse.)

OUSTINOW.

En voilà des manières !


LA MASLOWA.

J’ai fini… allez-vous-en.


OUSTINOW.

Voyez-moi ça !… On dirait peut-être que ça n’a pas l’habitude… tu ne faisais pas tant de façons là-bas !… Je t’aurais eue pour 40 kopecks, ma fille !… Allons, pas de façons… Je t’ai dit que tu me plaisais…


LA MASLOWA, se contenant.

L’infirmière va s’impatienter.


OUSTINOW.

Un gaillard comme moi, ça ne se refuse pas dans ton métier. (Il s’approche et lui prend la taille.) Ce soir à huit heures tu viendras… je veux, je te dis… On s’amusera ensemble, tu verras.

(Il la saisit brutalement.)