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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/91

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VALGY.

Oh ! madame !…


GILLET, à Paulette, pendant qu'on place des billets dans le fond, en lui montrant Geneviève et Valgy.

Paulette ?… regarde.


PAULETTE.

Je vois…


GILLET.

C’est tordant.


PAULETTE.

C’est ridicule… Demieulle pourrait bien éviter à sa femme des situations grotesques…


GILLET.

Non, mais regarde-les. Madame ma chère !… (À ce moment, Félix est passé près d’eux.) Ça y est ! Nous sommes pincés !… L’ami a entendu.


PAULETTE.

Il ne mouchardera pas.


GILLET.

Non, il s'en privera !… surtout qu’il a une tête à être amoureux de la dame… Tiens, justement…

(Il lui fait signe de regarder Félix.)

FÉLIX, visiblement énervé, appelant.

Geneviève !


GENEVIÈVE, à Valgy, continuant sans se retourner.

Et vos dernières robes étaient d’un goût !


VALGY.

Eh bien, figurez-vous, c’est une petite couturière de rien du tout.


GENEVIÈVE.

Vraiment ?


FÉLIX, appelant plus fort.

Geneviève, venez- vous ?


GENEVIÈVE, toujours sans se retourner.

Vous me donnerez l’adresse… Elle n’est pas très chère ?…