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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/78

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ANDRÉ.

Tiens ! Dartier !


DARTIER.

Ça va, mon petit ?


GYSÈLE, s’avançant.

Bonjour, monsieur.


ANDRÉ, à Gysèle.

Ah ! ça, par exemple, c’est gentil de venir nous voir…


DARTIER.

J’étais monté causer avec Garthez, au sujet de la conférence que je fais ici au samedi populaire prochain… ma fille était dans la voiture… alors, elle est montée vous dire bonjour… On travaille ferme ici ? Ça marche ?…


ANDRÉ.

Votre pièce passe après la mienne, n’est-ce pas ?


DARTIER.

C’est Garthez qui le dit. Ce n’est pas une raison… Ce vieux Sicault, ça me fait toujours plaisir de le revoir.


GILLET, à Voiron, continuant, sur la gauche.

Ah ! c’est sa fille !…


VOIRON.

Tu ne l’avais jamais vue ?


GILLET.

Elle est… honnête ?


VOIRON.

Elle n’a que dix-huit ans, ce n’est pas difficile… En tout cas, ça ne pourra pas durer longtemps.


GILLET.

Pas le sou dans la maison ?


VOIRON.

Et le diable en a assez d’être tiré par la queue… ça le fatigue.


GILLET.

Je croyais qu’elle allait entrer au théâtre ?