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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/68

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GILLET.

Moi, je veux bien n'enlever mon chapeau et mon pardessus que dans le salon… seulement… alors le domestique, qu’est-ce qu’il fait, le domestique ?…


SICAULT, se retournant, terrible.

Il est sorti, nom de dieu !…

(Au moment où Gillet va recommencer son entrée, bruit de jupe dans le fond. Madame Valgy entre en coup de vent. C’est une très jolie fille, encore jeune, très maquillée. Un silence glacial l’accueille.)


Scène VII


Les Mêmes, VALGY, puis GENEVIÈVE DEMIEULLE.


VALGY, qui s’aperçoit de l’accueil.

Oui, oui, je sais bien… mais je me lève, mes enfants. J’ai attrapé un refroidissement terrible… j’ai dîné hier soir au Bois… et toute la nuit, sueurs, fièvre… Oh ! cette voix !… non, mais écoute ça… hum ! hum !… C’est épouvantable !…

(Elle va rapidement à André sur le devant de la scène.)

PAULETTE, derrière son dos.

Ah ! ma vieille, si tu n’étais pas la maîtresse de l’auteur, du directeur et du Ministre de l’Agriculture !


ANDRÉ, bas.

Il fallait me faire téléphoner.


VALGY, bas.

Comment donc !… Et ta femme ? Vois-tu ta femme à l’appareil. « Est-ce que le coco est là ? » Bonjour, coco… Eh bien ?…


ANDRÉ.

Quoi ?


VALGY.

Eh bien, je te dis bonjour, tu pourrais être poli…