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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/66

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Scène VI


Les Mêmes, FÉLIX.


ANDRÉ.

Assieds-loi là… sans bruit !

(Félix s’installe à côté de Demieulle, sur la gauche.)

PAULETTE, continuant.

« …Ma vie est brisée !… Soit… Je sais ce qu’il me reste à faire !… Charles saura tout. »


ANDRÉ, bas à Félix.

Ça va ?


FÉLIX, même jeu.

Merci… Je viens de faire des achats avec ta femme dans les grands magasins. Nous t’avons acheté de l’eau dentifrice et de la pâte à barbe.


PAULETTE, sanglotant.

« Il ne me reste plus que cette issue… »


ANDRÉ, bas.

Est-ce qu’elle doit venir, Geneviève ?


FÉLIX, bas.

Elle a dit que, peut-être, elle viendrait te chercher… Si non, elle te prie de ne pas rentrer trop tard pour dîner.


PAULETTE.

« Lui !… Regardons-le donc en face, celui qui a été le pâle amant de mes rêves ! »


SICAULT.

Gillet, à toi !…


GILLET, de la coulisse.

Voilà.


PAULETTE, répétant.

« …Pâle amant de mes rêves. »


GILLET, apparaissant.

« Madame, la voilà donc, cette explication tant désirée ! »