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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/325

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JEANNINE.

Wurst… Wurst ! Voilà ce qu’elle va dire, madame… Wurst !… Et puis, si vous ne voulez pas vous en aller, vous savez ce que je vous ai promis ? Je dirai à monsieur où j’ai trouvé sa photographie, dans votre chambre !… Ah !


FRAÜLEIN.

Mein Gott !


JEANNINE.

Vous m’embêtez avec votre Gott… On vient, fraülein, je vous en prie… je vous en supplie, ma petite fraülein, allez-vous-en !


FRAÜLEIN.

Oh ! mademoiselle !…


JEANNINE.

Vous savez bien qu’il le faut… Je vais monter me coucher dans cinq minutes… allez…


FRAÜLEIN.

Oh ! mademoiselle ! mademoiselle.

(Elle pousse violemment Fraülein et referme la porte. Puis elle baisse la lampe complètement. Elle se place près de la porte de droite, à cropetons, par terre. Au bout d’un moment, Georges arrive sur le perron, le col du manteau rehaussé. Il entre, referme la porte grillée, remonte la lampe, la prend et se dirige vers la porte de droite pour aller se coucher. Au moment de l’ouvrir, il se heurte à Jeannine.)


Scène III


JEANNINE, GEORGES.


GEORGES.

Ah ! c’est vous ! Justement, pas fâché de vous rencontrer !… (Il pose la lampe.) Ah, bien ! vous n’avez pas de toupet ! Vous attendez là, tranquillement, à pied de bas,