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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/324

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MADAME HEIMAN.

Non, c’est Georges… Allons à sa rencontre. Et, ce faisant, je vais vous révéler les choses essentielles, pour que vous puissiez ensuite… voler de vos propres ailes.


PIERRE.

Vite. Vous me faites mourir à petit feu…

(Ils sortent.)

LA VOIX DE MADAME HEIMAN.

Et au tournant de l’allée, je vous quitte… oh ! je vous jure bien que si… il faut d’abord que j’aille vous sortir des couvertures de laine…

(Les voix se perdent. La scène reste vide. De derrière le piano où elle était blottie et cachée, on voit surgir Jeannine. Elle est en petite camisole de nuit, les cheveux dans le dos. Elle court vite à la porte par où viennent de partir Pierre et madame Heiman.)


Scène II


JEANNINE, FRAÜLEIN.


JEANNINE.

Enfin ! (Elle regarde attentivement dehors entre les barreaux de la grille.) Prennent-ils à droite ?… à gauche ?… Oui !… Ah ! rien n’est perdu !… Vite la lampe !…

(Au moment où elle va éteindre la lampe, la porte de droite s’ouvre ; c’est Fraülein.)

FRAÜLEIN.

Je vous cherchais partout… voulez-vous remonter !


JEANNINE.

Allez-vous me fiche la paix !


FRAÜLEIN.

Ah ! Fraülein !… Fraülein !… Wollen sie… was sagt Madame ?