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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/317

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JEANNINE.

La petite louve en a assez ! La petite louve ? regarde-la une dernière fois !… Tu te traînerais à mes genoux, tiens, que je ne resterais pas un jour de plus ici ! Laisse-moi passer.


ISABELLE, la saisissant.

Tu ne vas pas recommencer l’abomination, mon Dieu ?


JEANNINE.

Pas plus tard qu’à la minute !


ISABELLE.

Ah ! vous voyez bien, vous autres, que j’ai raison contre tous de ne pas la laisser arracher de mes mains !


JEANNINE.

Je veux partir.


ISABELLE.

Jeannine !… tu ne sortiras pas !


JEANNINE.

Je sortirai… j’en ai assez… Adieu !

(Elle se dégage brusquement des bras de sa sœur et disparaît.)

ISABELLE, les genoux fléchissants, roide, d’une voix étranglée, appelle.

Georges !… Georges !

(Georges accourt au bruit, par la droite.)


Scène XIV


ISABELLE, GEORGES.


ISABELLE.

Georges !… C’est fini !… Je l’ai bien vu. Je ne peux plus rien sur elle… Elle va se tuer, cette fois, pour de