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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/302

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GEORGES, cherche désespérément une blessure sur ses mains.

Non… ce n’est pas moi qui me suis blessé… c’est Jeannine.


ISABELLE.

Ah ! c’est Jeannine ! Elle est venue ici ?


GEORGES.

Oui, en m’apportant des photographies à développer, elle a fait un mouvement brusque, et alors…


ISABELLE.

Et alors, tu lui as pansé sa blessure.


GEORGES.

Instinctivement j’ai pris mon mouchoir… oh ! une petite coupure de rien… ne t’inquiète nullement.


ISABELLE, blême.

Je m’en rapporte à toi.


GEORGES.

Sans quoi, il ne s’est rien passé de particulier aujourd’hui… Justement, il se trouve qu’elle ne m’a même rien dit en dehors de… de la photographie… Je ne vois absolument rien à te signaler, aujourd’hui. C’est en posant l’appareil ainsi… Qu’est-ce que tu as ?… Tu me crois, au moins ?


ISABELLE, voix faible.

Ce serait la première fois que je ne te croirais pas.



Scène VIII


Les Mêmes, Un Domestique.


UN DOMESTIQUE, entrant.

Le courrier, monsieur. Le facteur a une traite et une lettre recommandée pour monsieur. Il y a à signer.


GEORGES.

Je descends.