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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/298

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quelle ?… (Criant.) Comme c’est gentil d’avoir eu cette attention !… Quoi ?… c’est vraiment trop gentil… (Il écoute pour reconnaître un son de voix.) Je suis confus…

(Isabelle fait irruption.)


Scène VII


GEORGES, ISABELLE.


GEORGES, immédiatement.

Il n’y a que toi pour avoir des idées pareilles !

(Il l’enlace.)

ISABELLE, désignant les roses.

Elles sont jolies, hein ?


GEORGES.

Et cette toilette ?…


ISABELLE.

Oui, c’est un parti que j’ai pris. Je me négligeais. Je le faisais un peu exprès, tu comprends ! autrement ce n’est pas dans ma nature. Mais, il ne faut pas… Je suis belle, hein ? Je te plais ?

(Elle se met sur ses genoux.)

GEORGES.

Dis donc, j’ai mille fois plus envie de condamner ma porte au milieu de toutes ces roses (Il la renifle.) et de ton très savant parfum, que de lire 127 pages ! Si on les laissait à la porte, les autres ?


ISABELLE, lui mettant vivement les bras au cou.

Comme tu es gentil ! Mais ce serait exagéré… (Elle lui arrange la raie de ses cheveux.) Ça m’a amusée de t’envoyer ces roses parce que la rose est la fleur la plus féminine, et, je ne sais pas, c’est plus amoureux de donner des roses, à un homme… c’est plus… comment dire ? (Elle lui souffle à l'oreille.) inconvenant… Tu comprends ?