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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/297

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VICTOR.

Je crois bien, je vais la chercher.

(Il prend son chapeau.)

LA VOIX DE GEORGES.

Après tout, je suis peut-être comme ça !


ISABELLE, riant, à Victor.

Diles-lui, oui.


VICTOR, d’une voir de stentor.

Oui.

(Isabelle se recule pour admirer. Les manuscrits eux-mêmes sont enterrés sous les fleurs.)

ISABELLE, satisfaite, à Victor.

Attendez, nous allons sortir ensemble. Je vais me cacher derrière la porte, pour juger de l’effet.

(Ils sortent sur la pointe des pieds. La scène reste vide.)

LA VOIX DE GEORGES.

C’est curieux comme c’est trompeur, la photographie, hein ?… Il y a une optique particulière, tu comprends ?… (Un temps.) Hein ? (Un temps.) Est-ce que tu es parti ?…



Scène VI


GEORGES, seul.

Il sort du cabinet noir. Apercevant les roses.)

GEORGES.

La fée !… Qu’est-ce que je disais ? La fée !… Me voici couvert de roses !… Elles sont exquises, d’ailleurs… (Il en prend une sur la table. Saluant à droite et à gauche.) Merci, madame, merci beaucoup !… (Après quoi, il va aux rideaux de la fenêtre et cherche. Ne voyant personne, il regarde derrière un fauteuil, puis va à la porte, qui lui résiste.) Ah ! bon ! (Puis il réfléchit.) Oui… mais… la-