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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/292

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VICTOR.

En effet, ce ne doit pas être, par moments, tout ce qu’il y a de plus…

(On frappe.)

GEORGES.

Qu’est-ce que c’est ?


LA VOIX DE FRAÜLEIN, fort accent.

Monsieur, je venais voir si mademoiselle était là ?…


GEORGES.

Mais, entrez, entrez donc, quand vous avez frappé.



Scène III


Les Mêmes, FRAÜLEIN.

(Fraülein entre, yeux baissés, mains basses.)

GEORGES.

Là… Eh bien, elle n’est pas là, mademoiselle. Voilà… Maintenant, vous pouvez vous retirer.

(Fraülein sort comme elle est entrée.)


Scène IV


GEORGES, VICTOR DE CHELLES.


GEORGES.

Tu vois cette institutrice allemande ? Eh bien, elle n’osait pas entrer. Et tu ne sais pas pourquoi ? Parce qu’elle a peur de moi. C’est ainsi… j’en suis sûr. Elle n’ose pas lever les yeux sur moi, de la journée, sur cet homme terrible ! elle m’évite… elle a peur de tomber morte d’amour, subitement, là, raide, à mes pieds… Comme je te le dis !