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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/237

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vous tiens, je ne vous lâche pas. Nous irons tout à l’heure.


ISABELLE.

Quoi ? Si vous voulez… ça m’est égal.


MADAME HEIMAN, à Georges.

Que faites-vous là-bas ?


GEORGES.

J’arrange le collier de Neyt qui est détraqué… Elle perd tout le temps son collier, cette bête !… Allons, bon !… Où ai-je mis le tournevis, maintenant !


JEANNINE, se précipitant de son pouf.

Le voilà !

(Elle a tout de suite trouvé le tournevis et le porte à Georges.)

GEORGES.

Ah ! merci, merci. (Il dépose son cigare et siffle.) Neyt ! Neyt !


JEANNINE.

Elle n’est pas là ; elle doit être dehors.


GEORGES, appelant plus fort.

Neyt ! Neyt !


JEANNINE va vite à la porte du perron, siffle et fait des gestes.

Allons, arrivez ici, tout de suite !

(Elle prend le petit chien dans ses bras et le dépose sur les genoux de Georges.)

GEORGES.

Ah !… on va vous mettre votre beau collier… sale bête… sale chien… Et ne m’embrassez pas surtout ! Allons, debout… sur votre derrière !… Eh bien, eh bien… ce n’est pas la peine de me mettre en quatre pour vous… Voulez-vous bien !…


JEANNINE, riant.

Vous lui dites toujours des méchancetés, ce n’est pas étonnant si elle vous désobéit… Je vais lui tenir le cou.