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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/192

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LA DAME.

C’est joli de couleur, ici.


ISABELLE.

C’était un petit salon que j’ai fait transformer en fumoir… Il faudra un fumoir, maintenant... Passez, je vous en prie… (À Madame Heiman, bas.) Restez, vous. Je reviens.

(Elles sortent, Odette, seule, se dirige vers le salon dont la porte est ouverte.)


Scène IV


PIERRE. MADAME HEIMAN.


PIERRE, l’aperçoit du salon et vient à elle.

Eh bien ! avez-vous échangé des sympathies avec madame Dessandes ?


MADAME HEIMAN.

Oui, je la trouve très curieuse… attirante extrêmement.


PIERRE.

Peuh ! pas plus que tout le monde… Elle a ses défauts et ses vertus.


MADAME HEIMAN.

Et puis des idées larges… droites… tout de même particulières.


PIERRE.

Une nuance entre la veuve et la vieille fille. C’est vrai, tout de même, qu’elle est très dame ! Ce sera plus tard la vraie dame européenne, un peu libérale, un peu ennuyeuse.


MADAME HEIMAN, riant.

Taisez-vous donc, vous êtes son meilleur ami.


PIERRE.

Mais si je n’étais pas son meilleur ami, je ne me per-