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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/168

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ça ? (Maugréant.) Vieille toquée ! Elle se croit spirituelle ! On l’a gâtée, cette femme, à laisser sa folie en liberté… Que diable veut dire ceci !



Scène XI


FÉLIX et GENEVIÈVE, seuls.


GENEVIÈVE.

Voilà. Ça va être gentil tout plein… n’est-ce pas ? Asseyez- vous…


FÉLIX.

Un petit coin intime…


GENEVIÈVE.

Éloignez donc ce grand lustre… que ce soit plus intime encore… Auparavant, allumez les lampes de la table… Là… Elles seront bien suffisantes…


FÉLIX.

Oui, ce sera très bien… Où est l’allumage ?

(Il cherche.)

GENEVIÈVE.

Dessous, à portée de votre main…

(Il tourne le bouton électrique sous la table. Il ne reste dans la pièce que la lueur des petits abat-jour sur la nappe. Le garçon entre et dépose les plats.)

GENEVIÈVE.

C’est cela, garçon, posez le tout en une fois… et laissez-nous… ne revenez plus.


FÉLIX, riant.

Il va croire à un repas confidentiel, ce garçon…


GENEVIÈVE.

Un dîner d’amoureux… C’est un peu ça, justement… Félix, j’ai une chose grave, nouvelle, à vous apprendre…


FÉLIX.

Sérieuse ?