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Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 2, 1922.djvu/145

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LE RUSSE.

Je vous demande pardon… Mais les nouvelles du pays, n’est-ce pas ?… J’ai justement mon frère qui m’envoie des nouvelles de cette affreuse guerre. (S’adressant à sa femme.) Ah ! Néra ! regardez l’horloge… Il faut aller prendre nos manteaux. (À Geneviève.) Nous allons chercher des amis à la sortie du théâtre.


GENEVIÈVE.

Quelle heure est-il donc ?


LE RUSSE.

Onze heures moins cinq à l’usine.


GENEVIÈVE.

Que cela ?


LE RUSSE, riant.

Oh ! que cela ! vraiment !


GENEVIÈVE.

C’est une exclamation… parce que nous attendons un ami qui vient de Paris à notre rencontre par le rapide de onze heures.


NETCHE.

Et il nous apporte des grands papiers sérieux. Alors !…


LE RUSSE.

Vous avez encore un petit quart d’heure d’attente… Et il y a quelquefois du retard… Néra, je monte avec vous… Si cela peut intéresser madame, nous allons descendre en même temps la photographie de la prinesse Stahovitch.


GENEVIÈVE.

Oh ! oui… cela m’amusera beaucoup de voir ce qu’elle est devenue.


LE RUSSE.

Elle est très grosse personne.


GENEVIÈVE.

Pauvre Louise !… Oui, descendez, voulez-vous bien ?